Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 15:05
Bonjour à tous ! Voici une histoire parlant de vampire,mais je vous laisse découvrir... Attention, un élément est anachronique mais sera modifié lors d'une relecture.

CELA N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES !(par J.P.L.RENOU)

 

            Après avoir fleuri la tombe de ses parents, Gautier se promenait dans les allées du cimetière, ce n'était plus que le seul endroit qui le relaxait en ces temps mouvementés.

            Au détour d'une allée, il vit un enterrement peu conventionnel. Le responsable du cimetière était là, il surveillait des hommes qui ensevelissaient un cercueil, il n'y avait ni prêtre ni service religieux, ces hommes déposaient juste ce cercueil en terre.

            Gautier s'approcha du responsable sans l'effrayer.

            <<Bonjour !

            Le responsable se tourna vers lui.

            - Bonjour monsieur Fievet ! Vous êtes venu fleurir la tombe de vos parents ?

            - Oui, mais dites-moi, cette personne n'est pas enterrée de manière très conventionnelle...

            - Non, la concession a été payé mais personne ne voulait du service religieux, je pense que cette personne n'a plus d'enfants ni d'autre famille. Mais comme la concession est payée je ne peux rien dire !

            - C'est normal d'enterrer comme ça, sans service religieux ?

            Le responsable regardait Gautier fixement dans les yeux, contrairement à ce qu'il avait fait auparavant.

            - Avant cela ne se serait jamais fait ainsi, mais la mairie me demande d'accepter ce genre de choses ! Je ne peux pas lutter contre les directives de mon employeur !

            - C'est tout de même bizarre, mais c'est la vie ! Je vais vous laisser, je dois aller voir la tombe de ma grand-mère !

            - Oui, bonne journée à vous !

            - Merci, vous aussi !

            Gautier franchissait quelques allées et tourna à un endroit précis. Il s'attarda sur une tombe qui n'était là que depuis peu, c'était celle de sa grand-mère décédée il y a trois ans. Elle avait trépassé après les parents de Gautier, qui étaient eux-mêmes décédés dans un accident de voiture lorsque Gautier n'avait que 4 ans. Ses grands-parents l'avait élevé durant toutes ses années.

            Depuis 10 ans, il venait régulièrement fleurir leurs tombes, accompagné de son grand-père ou seul comme aujourd'hui.

            Il se faisait tard, la nuit était déjà tombée et le cimetière allait fermer ses portes. Gautier repassait par l'allée où il avait assisté à cet enterrement curieux. Le trou était rebouché, il n'y avait pas de pierre tombale mais juste une pierre droite qui indiquait le nom et l'âge de la personne.

            C'était un dénommé Marc Lufiacre, il n'avait que 25 ans. Gautier s'attarda durant quelques minutes, ce qui le choquait était le manque de pierre tombale, un fait rare de nos jours.

            Tout à coup, il vit la terre remuer comme si quelqu'un la poussait de l'intérieur. Il se rua derrière un buisson, incapable de fuir à cause de sa curiosité. Dans un léger bruit de terre, il vit des doigts sortir, suivit d'une main ! Il se demandait comment un homme pouvait ressortir d'un tel endroit.

            Cela continuait, un bras suivait cette main, la main s'appuya sur le sol meuble et une tête en sortit. C'était bien un homme, il cracha un peu de terre qu'il devait avoir ingéré en tentant de sortir.

            - Pfuh ! Ahhhh ! C'est dégueulasse !

            Il se sortait tant bien que mal de ce trou, étant donné qu'il devait y avoir du vide en-dessous de ses pieds. Il ne cessait de regarder de tous les côtés, pour voir s'il n'était pas observé mais ne voyait pas Gautier.

            Une fois sortit, il frotta ses vêtements du mieux qu'il pouvait, ainsi que son visage, mais la terre était humide et collait. Il regardait son costume taché par la terre.

            - Merde ! Il est fichu !

            Cet individu ne partait pas, il attendait quelqu'un. Il regardait sa montre avec impatience. Gautier n'osait pas bouger, il avait peur de ce dont pouvait être capable cet homme.

            Gautier entendit comme un grondement venir de la gorge de l'homme, un grondement de mécontentement.

            - Mais qu'est-ce qu'il fabrique ? disait-il tout haut.

            Soudain, Gautier entendait des bruits de pas sur les graviers de l'allée, qui venaient de sa gauche et de la droite de l'homme. Il tourna la tête pour essayer de voir qui était là. L'homme regardait en grimaçant et agitant la tête de haut en bas. Gautier n'arrivait pas à voir ce qu'il se passait, le buisson lui bouchait la vue.

            Un autre homme arriva à la hauteur du « trépassé », il avait une pelle à la main. Il était d'une saleté incomparable et Gautier sentait son odeur jusqu'au buisson.

            - C'est maintenant que tu arrives ? J'aurai pu étouffer une dizaine de fois !

            - Patron, j'ai fais ce que j'ai pu...

            L'homme lui donna une gifle avec le dos de la main, cela stoppa net sa phrase et le fit tomber sur le sol.

            - Ne me réponds pas et admets que tu es un incapable ! Tu n'es que mon goule et c'est moi le maître-vampire !

            Un vampire ! Gautier pensait que cela n'était qu'une légende. Sa peur augmentait en conséquence. Il regardait autour de lui pour trouver un moyen de s'enfuir. Il y  avait une rangée d'arbres qui pourrait le cacher.

            Il marcha un peu en crabe, quand son pantalon s'accrocha à une épine du buisson, le buisson remua.

            - Qu'est-ce que c'est que ça ? s'exclama le vampire, regardant en direction du buisson.

            Gautier n'avait plus d'autre choix que de s'enfuir à toutes jambes, le vampire et le goule se rapprochaient.

            Il tira un coup sec sur sa jambe de pantalon, qui se détacha du buisson. Il se leva et courait.

            - Un humain ! Attrapes-le ! Ordonna-t-il à son goule.

            Le goule courra après Gautier d'une curieuse manière, il courrait sur ses quatre membres. Gautier courait le plus vite qu'il pouvait, mais cet être gagnait du terrain. Ses pas lourds rythmaient les propres battements de coeur de Gautier. Il en avait le souffle coupé.

            Il arrivait enfin à l'entrée du cimetière, mais se heurta à la grille fermée à clef.

            - Non ! s'exclama Gautier.

            Il regardait derrière lui, le « monstre » était encore à bonne distance. Gautier pouvait tenter de passer par-dessus la grille. Il grimpa, mais fut plaqué douloureusement sur la grille. Le « monstre » lui parlait à l'oreille.

            - Personne ne peut échapper à mon maître !

            Son haleine était pestilentielle. Gautier en eut un haut-le-coeur, il manqua de vomir.

            Le vampire arriva tranquillement, marchant dans l'allée. Il parlait à Gautier.

            - Veuillez excusez mon goule, il a des manières de brute.

            Il fit reculer son goule, pria Gautier de se retourner pour lui parler en face.

            - Je ne me suis pas présenté, Jean-Baptiste Dhombres, vampire. Et vous êtes ?

            Il retroussa ses lèvres en un grand sourire sur de longues canines. Le coeur de Gautier battait encore la chamade. Il avait la gorge nouée par la peur.

            - Gautier Fievet ! lança-t-il dans un souffle.

            Le vampire posa un index sur ses lèvres, les yeux en l'air. Il réfléchissait.

            - Fievet, Fievet... peut-être avons-nous des ancêtres en commun ? Mon grand-père maternel était un Fievet ! Enfin, laissons ces histoires de famille de côté ! J'ai l'impression que notre premier contact a été un peu rude, mais j'en étais bien obligé ! Vous m'aviez vu, et je n'ai pas envie que ma venue s'ébruite en ville, je n'aurais plus de nourriture à cette nouvelle ! J'aurai pu me présenter à vous dans une tenue plus correcte, mais je ne l'ai pas pu à cause du manque de professionnalisme dont fait preuve mon goule ces temps-ci. Je m'excuse donc de tous ces désagréments que nous pouvons vous causer.

            Il s'inclina devant Gautier, étonné par tant de gentillesse dans les paroles d'un vampire.

            - Vous allez me tuer ? demanda-t-il prudemment.

            Le vampire riait doucement.

            - Non, il se trouve que j'ai très bien mangé, et vous pourriez m'être utile ! A cause de l'imbécillité de mon goule, je n'ai plus de vêtements en bon état. Et comme je vois que nous avons à peu près la même taille... vous avez sûrement un costume qui puisse m'aller comme un gant !

            Gautier le regardait, effrayé. Que pouvait-il faire d'autre ? Ce vampire l'épargnerait peut-être ? Il ravala sa salive bruyamment.

            - Mais comment sortir ? La grille est fermée !

            Le goule et son maître se regardaient en riant.

            - Ah ! Ces mortels !

            Jean-Baptiste le prit par les épaules et tous trois furent en un bond de l'autre côté de la grille. Gautier n'en croyait pas ses yeux.

            - Allons donc à la maison !

            Jean-Baptiste tapa sur l'épaule de Gautier, qui sursauta.

            Gautier les emmena chez lui où il vivait seul. Jean-Baptiste était juste derrière lui en entrant chez lui. Le goule était en dernier. Jean-Baptiste se retourna vivement vers son goule, furieux, après un instant.

            - Vas-tu fermer cette porte, bougre d'imbécile !

            Le goule se tourna prestement et ferma la porte.

            - Espèce de déchet ! jura-t-il en le regardant fermer maladroitement la porte.

            Tout en suivant Gautier, il regardait le décor. Tout était propre et bien rangé. Jean-Baptiste appréciait beaucoup cette attitude.

            - C'est propre chez vous !

            Gautier l'emmena dans la cuisine.

            - La salle de bains est là si vous voulez vous débarbouillez ! disait-il en montrant une porte qui menait à une autre pièce.

            - Merci. Vous avez un costume propre pour moi ?

            - Je vais vous chercher ça...

            Il montait à l'étage.

            - Attendez ! Mon goule va vous accompagnez ! Je ne voudrais pas que vous vous perdiez.

            Jean-Baptiste parlait à son goule durant un instant et laissa Gautier monter à l'étage. Il entra dans la salle de bains. Il ouvrit la porte de la douche et tourna les robinets. De la vapeur montait  du sol de la douche. Il se regardait dans le miroir.

            - Quelle sale tête !

            Il avait partout sur lui de cette terre noire et humide ; dans les cheveux, dans les oreilles, sous les ongles, il sentait également cette odeur à travers son nez et dans sa bouche.

            - Quel goût dégueulasse !

            Il cracha dans le lavabo, sa salive était marron. Il enleva ses vêtements et passa sous la douche, pendant que Gautier cherchait un costume pour lui sous la surveillance du goule. Il se savonnait longuement, utilisa du shampooing et se rinça abondamment.

            L'eau de rinçage était d'une couleur marron foncé, Jean-Baptiste se sentait soulagé que cette crasse disparaisse. Il se rinçait la bouche à grandes eaux mais n'arrivait pas à faire disparaître cet arrière-goût de terre de sa bouche. Il ferma les robinets et sortit de la douche. Il se regardait dans le miroir.

            - Ce n'est pas parfait, mais ça ira !

            Il ouvrit la porte de la salle de bains et en sortait nu. Gautier était là avec le goule, surpris que Jean-Baptiste ne s'habille pas un tant soit peu.

            - Que se passe-t-il ? Vous avez le même corps que moi, non ? Mais vous n'êtes pas né en 1739 comme moi !

            Gautier était abasourdi, Jean-Baptiste lui prit le costume des mains et la chemise des mains et s'habilla.

            - Vous ne mettez pas de sous-vêtements ?

            - Je n'ai pas le temps de fignoler. Goule, emballes mes vêtements dans un sac plastique et emporte-les ! Monsieur Fievet, donnez donc un sac à mon goule, s'il vous plaît.

            Gautier prit un sac poubelle dans la cuisine et le donna au goule. Le goule suivait les ordres de son maître. Jean-Baptiste fouilla dans son costume souillé et en sortit son portefeuille. Il l'ouvrit et en préleva un billet de 500 Francs, qu'il remit à Gautier après avoir rangé son portefeuille dans sa poche.

            Pour le costume ! A l'avenir, si vous voyez une tombe curieuse, ne vous en préoccupez pas !>>

            Ils partirent tous deux en un nuage de fumée bleuâtre.

Par Novelliste
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Commentaires

tres bonne histoire a suivre
Commentaire n°1 posté par cecile le 14/09/2009 à 17h43
J'aime beaucoup celui ci,ca change du très gore ;) une suite ne serait pas négligable ^^
Commentaire n°2 posté par Kaz le 14/11/2009 à 14h20

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