Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 15:38
Bonjour à tous. Voilà une histoire qui parle de science-fiction avec je trouve un peu d'actualité sur le devenir du monde...

DÉRIVE TECHNOLOGIQUE ?(par J. P. L. RENOU)

 

Nous nous trouvons dans un lieu étrange, tout en béton mais avec des installations identiques à celles d'une maison ou d'un appartement. Il n'y a aucune fenêtre, juste des portes menant aux pièces façonnées dans cet ensemble. Les murs sont en béton à nu, comme le sol, des lampes de puissance faiblarde éclairent chaque pièce, donnant une impression de saleté des lieux. Au loin, on reconnaît comme un bruit de moteur, la chaleur est partout, il est difficile de respirer dans ces lieux. Il y a un autre bruit couvert par le moteur, cela ressemble à des voix, nous nous dirigeons vers ce bruit, dans une pièce proche.

Là, il y a quelques personnes autour d'une table, ils parlent entre eux.

<<Il va bien falloir sortir d'ici ! Nous allons commencer à manquer de vivres ! Lance l'homme le plus jeune.

- Il y a toujours une menace dehors, nous ne pouvons pas prendre ce risque ! Lui répond le plus âgé.

- Vous aviez installé des caméras pour que l'on puisse voir de l'intérieur il me semble ?

- Elles ont été rendus hors d'usage lors de l'explosion, on ne peut plus rien voir de ce qu'il y a dehors !

- S'il n'y a que ce moyen, j'irai voir moi-même si l'atmosphère est vivable !

- Non ! Si tu meurs cela compromets la mission et toute notre énergie à survivre sera gâché ! Lui renvoie le plus âgé.

- Et si nous mourrons tous ici, ne crois-tu pas que la mission sera aussi compromise ?

- Il ne faut pas agir dans la précipitation, tu te rappelles de Michaël ? Il est mort parce qu'il est sorti trop tôt, nous ne l'avons plus jamais revu !

Le jeune fait un geste de la main pour exprimer son désaccord.

- Mais cela fait presque deux ans que nous sommes ici, ne crois-tu pas qu'il est temps de sortir ?

Le vieil homme réfléchit un instant, puis regarde un autre homme.

- Pour combien de temps avons-nous encore de la nourriture ?

L'homme secoue un peu la tête en regardant au plafond.

- Je dirais un mois ou deux environ si on se rationne, mais pas question de rationner les petits !

- Il n'a jamais été question de ça, et puis c'est déjà assez dur comme ça pour eux ! Thierry, est-ce qu'il y a un moyen de rétablir la connection avec les caméras ?

- Je ne sais pas, la communication à été coupé après l'explosion mais je ne sais pas à quoi cela est dû ! Il y aurait bien la combinaison que l'on a emmené mais...

- Mais quoi ? Questionne le vieil homme.

- Cette combinaison utilise de l'énergie, et cela sera de l'énergie en moins pour nos besoins !

- A-t-on réellement besoin d'autant d'énergie ici ? Demande le jeune homme.

- Je vais t'expliquer une chose, cette énergie nous sert à fabriquer de l'oxygène à partir de nos réserves chimiques, oxygène qui nous permet de respirer. De plus, le sas de sortie utilise aussi de l'énergie issue de notre générateur !

- Peut-on ne pas utiliser le sas ?

- Non ! Si on fait ça, des particules irradiées rentreraient dans la base et seraient dangereuses pour nous !

- Nous n'avions pas emmené des batteries avec nous quand nous sommes venus dans la base ? Questionne le plus jeune.

- Oui, mais je ne sais pas si ces batteries seraient assez puissantes, il faut recueillir des éléments à analyser pour savoir si l'on peut sortir sans risque, ça va prendre du temps !

- Tu pourras nous dire ça dans combien de temps ? Pose le vieil homme.

- Il faut que je calcule quelle quantité d'énergie la fabrication d'oxygène de la combinaison va dépenser, l'énergie dépensée par le sas, je dirai une heure tout au plus !

- Mais tu peux le faire ?

- Oui, s'il reste un bloc de réserves chimiques, car il me faut respirer aussi !

- Que fera-t-on si la radioactivité est trop élevée ? Demande le plus jeune.

- Il y a toujours nos capsules anti-radioactivité, mais elle doit être descendu en dessous d'un certain seuil, sinon cela sera insuffisant et nous finirons par mourir !

Le vieil homme se passa la main en dessous du nez avant de parler.

- Bien ! Mais qui ira dehors pour faire ces mesures ?

- Il n'y a que moi qui puisse y aller, je suis le seul à savoir comment fonctionne la combinaison, et nous n'avons pas le temps pour que quelqu'un d'autre apprenne son fonctionnement ! J'irai donc après avoir mesuré l'énergie disponible, d'ailleurs j'y vais tout de suite !

Ils quittèrent tous la pièce pour vaquer à leurs occupations.

Une heure plus tard exactement, Thierry réunit la communauté pour leur parler.

- Voilà, les batteries ont assez de puissance pour m'emmener dehors, bien que je crains que ce soit juste. Je vais vous expliquer comment utiliser le sas...

- Il y a une commande à l'extérieur pour le sas ?

- Oui, mais je crains qu'elle n'ait été endommagé comme les caméras, et donc inutilisable !

Il emmena toute l'équipe au sas pour leur expliquer.

- Voilà ! Cette commande prépare le sas à l'accueil de l'un d'entre nous en le remplissant d'air de la base. Le deuxième bouton fait monter le sas et vide de l'air de la base, le troisième ouvre ou ferme le sas à l'extérieur de la base. Je vais vous expliquer comment vous pourrez m'aider. J'ai réglé ma montre exactement sur l'horloge de la base. Il est 14h50, cela va prendre dix minutes pour moi sortir, deux heures après, c'est à dire à 17h précise, l'un de vous appuyera sur ce dernier bouton, qui enclenchera le programme que j'ai enregistré. Tous le monde a compris ?

Tous acquiescent de la tête.

- Bien, alors j'y vais !

Thierry enfile rapidement sa tenue, enclenche la batterie pour le fonctionnement du sas. Il entre lentement dans le sas, l'air du sas est déjà conditionnné pour l'accueillir. La porte se referme sous les yeux de l'assemblée, une lourde porte à volant comme celles des sous-marins. Thierry remonte lentement avec le sas vers l'extérieur, qui s'arrête brusquement arrivé en haut.

Il entend sa propre respiration qui résonne dans son casque, pendant que le sas finit de se vider et de se remplir de l'air de l'extérieur. Une petite lumière s'allume, il peut sortir.

Lentement, il tourne le volant jusqu'au déclic, il pousse la porte et sort, la porte se referme derrière lui, lentement.

Le paysage devant lui est un paysage de carnage, plus aucune maison, plus aucun immeuble n'est debout, tout est en ruine. La température est faible, le thermomètre de sa tenue indique 2°C, mais Thierry ne le ressent pas car sa tenue est chauffée. Il se met en route, des prélèvements doivent être faits pour déterminer s'ils pourront vivre à nouveau sur la planète ou s'ils devront mourir.

Il décroche une capsule de sa ceinture et prélève un peu de terre, puis presse le bouton d'un petit aspirateur d'air tout en regardant un petit boitier muni de jauges, indiquant les pourcentages des différents éléments de l'air ambiant.

En quelques minutes, les résultats sont affichés, de bons résultats, aucun élément radioactif dans l'air, la respiration semble possible.

Thierry hésite, il se demande s'il peut vraiment respirer, et il ose, il dessere son casque et l'enlève. Il respire normalement et ne s'étouffe pas, il semble que la vie n'a pas disparu sur la Terre. Il marche vers la rivière, un prélèvement d'eau est indispensable pour des analyses. Il prélève juste une bouteille, cette quantité suffit pour toutes les analyses.

La nature est curieuse, autant aucune plante n'a poussé là où il y avait des villes, autant elle a poussé d'une manière incroyable près de la rivière. Il se demande s'il y a encore quelqu'un en vie dehors.

La végétation a un aspect bizarre, les arbres fruitiers se sont multipliés et produisent des fruits beaucoup plus volumineux que la normale, ce qui n'est sans doute pas mal pour la petite communauté si les fruits sont commestibles.

Il prend un fruit pour l'analyser. De retour dans la base, tout le monde est enthousiaste et ne cesse de lui poser des questions.

- Je répondrai en temps voulu à vos questions, mais je dois d'abord analyser les échantillons récoltés !

Il s'enferme pendant quelques heures très stressante pour le reste de la communauté, puis leur déclare que tout va bien, ils partent tous à la découverte de ce monde qu'ils avaient quitté. Ils parlent entre eux depuis qu'ils sont sortis.

- Crois-tu que nous réussirons à survivre et à perpétuer notre race ? demande le jeune.

- Je crains que nous ne soyons plus assez pour engendrer à nouveau ! Ce monde ne sera plus pris sous la gorge par les humains ! répondit le plus vieux.


De tout temps, les humains se sont battus pour diverses choses, en ont-ils été plus heureux ? Je ne pense pas. Plus le temps avance, plus les humains inventent des armes tuant toujours plus de personnes sans réfléchir aux conséquences. La vie est-elle plus précieuse que de manquer de détruire l'humanité grâce à de nouvelles technologies guerrières ? Certains ne le pensent pas.

Par Novelliste
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 15:15
Bonjour à tous. Voilà une nouvelle qui ravira ceux qui aiment les "histoires" car celle-ci ne comportent ni science fiction, ni fantastique mais de simples personnes comme vous et moi...

MEA CULPA.(par J. P. L. RENOU)

 

 

Un homme était dans la salle d'attente d'un hôpital, il attendait des nouvelles de sa femme qui venait d'être admise après un accident de voiture. Il était au travail quand il a appris la nouvelle, il a vite sauté dans sa voiture et est venu ici. Il avait l'impression qu'on ne lui avait pas tout dit sur cet accident, l'infirmière avait l'air de ne pas savoir quoi dire dans ce cas-là, ce qui ne devait pourtant pas être son cas.

Il était très anxieux, et sa solitude dans la salle d'attente n'arrangeait rien. De plus, cet endroit n'était pas très gai, la peinture sur les murs s'écaillait, et la couche de poussière était épaisse. Il faisait les cents pas en parlant tout haut.

<<Pourquoi n'étais-je pas à sa place dans l'accident ? Pourquoi a-t-il fallu que je sois ailleurs quand c'est arrivé ? Pourquoi n'étais-je pas avec elle ?

Il jetait des regards vers le plafond, comme pour poser ces questions à Dieu ou à une quelconque divinité qui pourrait lui donner des réponses, mais personne ne lui répondit. La porte de la salle était ouverte, il entendait tous les bruits des urgences et voyait les infirmières et les médecins passer, mais personne ne venait lui parler.

Tout à coup, il entendit que quelqu'un était décédé :

- Heure du décès...

Il se précipita à l'accueil, transpirant de peur.

- S'il vous plaît... ma femme, comment va ma femme ?

- Quel est votre nom ?

- Evrard !

- Je vais voir !

Il attendit à l'accueil, son angoisse augmentait avec le temps et en voyant tout ces allers et venus. Il vit revenir l'infirmière et lui demanda immédiatement.

- Alors ? dit-il avec une voix éraillée.

- Les médecins lui donnent encore des soins monsieur, on ne peut rien vous dire pour le moment !

- Bon, merci quand même ! lui dit-il résigné.

Il retourna dans la salle d'attente, un homme gravement blessé était assis là.

- Il ne faut pas rester ici monsieur, demandez que l'on vous donne des soins !

L'homme le regardait tranquillement puis se leva pour aller vers lui.

- C'est inutile maintenant, je suis mort !

- Il ne faut pas dire ça, allez venez !

Il le prit par le bras mais sa main traversa le bras de l'inconnu.

- Mais... que se passe-t-il ?

- Je vous l'ai dit, c'est moi que vous avez «entendu» mourir !

- Mais comment puis-je vous voir ?

- Ca je ne sais pas ! J'ai pensé venir ici car je ne sais pas où aller depuis que je suis mort ! Vous pouvez peut-être me voir à cause de votre état de choc, du fait de l'accident de votre femme !

- Vous connaissez ma femme ?

- Non, mais j'ai vu les médecins en train de la soigner, et j'ai vu l'homme venu avec elle...

- L'homme venu avec elle ? Qui est-ce ?

- Je ne sais pas non plus, je ne suis qu'un simple mortel trépassé !

- Comment savez-vous qu'ils sont arrivés ensemble ?

- J'ai entendu un médecin en parler, mais il ne semble pas que cet homme était dans l'autre voiture !

L'homme marmonna quelques mots.

- C'est bizarre, elle était chez sa mère et elle n'a pas de frère. Je vais me renseigner.

Il quitta la pièce et retourna à l'accueil.

- Excusez-moi, il paraît que ma femme est arrivée avec quelqu'un, est-ce que l'on sait qui est cette personne ?

- Non monsieur, nous ne savons pas !

Il ne la crut pas pour autant, elle lui avait dit sans trop de conviction.

- C'est agaçant cette impression que l'on vous cache quelque chose, n'est-ce pas ? dit l'homme mort qui était sortit de la salle d'attente, il le fit sursauter.

- Moi non plus je ne trouve pas que cela soit très net, car il me semblait que les médecins connaissaient son identité.

- Puis-je voir cette personne ? demanda l'homme à la femme de l'accueil.

- C'est impossible, cette personne reçoit encore des soins également !

- Je peux aller voir si vous le voulez ? lui souffla le mort, l'homme fit «oui» de la tête et retourna dans la salle d'attente.

Le mort fit un petit tour dans les urgences et vit l'homme sur un lit, endormi. Son nom était inscrit sur une petite plaque accrochée au bout de son lit, c'était un dénommé Sylvain Aloga. Le mort rejoignait l'homme dans la salle d'attente, il était inquiet mais aussi perplexe et attendait une réponse. Il se releva en voyant le mort.

- Alors ?

- L'homme est un certain Aloga...

- Non, pas lui ! C'est l'ex petit ami de ma femme !

- Si je peux me permettre, cela ne veut rien dire, j'entretenais des relations juste amicales avec certaines de mes ex !

- Seulement, il n'habite pas du côté de chez ma belle-mère, il habite de l'autre côté de la ville ! En plus, elle a fait ça avec la complicité de cette mégère ! Si seulement je l'avais su plus tôt, j'aurais pu empêcher ça !

- Pas forcément, et puis cela ne prouve rien ! Ils s'étaient peut-être rencontrés par hasard !

- Non, c'est autre chose !

Vous pensez que cet homme est très jaloux, n'est-ce pas ? Mais voyons plutôt la suite...

Tout à coup, une infirmière vint dans la salle d'attente pour parler à ce monsieur.

- Monsieur Evrard ?

Il se retourna vivement.

- Oui ?

- C'est au sujet de votre femme, nous l'avons soigné mais elle est encore inconsciente, vous pourriez la voir si vous le souhaiter.

- Bien, où est-elle ?

- Elle est dans une chambre, suivez-moi !

L'homme suivit l'infirmière parmi un dédale de couloirs tous plus longs les uns que les autres. Il n'avait jamais aimé les hôpitaux ni la médecine en général, il trouvait que les médecins étaient bien souvent des menteurs et qu'ils ne voulaient jamais être francs avec leurs patients. Ce qui le dégoûtait par dessus tout était les hôpitaux publics, le personnel n'y était pas très diplomate et l'argent de l'Etat ne devait pas y aller en priorité, alors que cela devrait être le cas, en tout cas c'était ce qu'il pensait de tout ça.

Ils arrivaient dans le couloir de la chambre de sa femme.

- Voilà, c'est la chambre 502 au fond du couloir ! lui dit l'infirmière.

- Merci ! lui répondit l'homme.

Il avança tranquillement jusqu'à la chambre et frappa à la porte, quelqu'un lui répondit d'entrer, il poussa lentement la porte. Une infirmière était là à côté du lit où sa femme était allongée, c'était elle qui lui avait dit d'entrer.

- Vous êtes monsieur Evrard ? lui demanda-t-elle.

- Oui.

- Bon, je vais vous laisser seul avec elle...

- Qu'est-ce qu'elle a ?

- Ses jours ne sont pas en danger, elle a juste deux côtes fêlées et une jambe cassée, il lui faudra juste quelques jours de repos ici et deux mois de plâtre pour sa jambe.

- Je vous remercie, quand pourrai-je lui parler ?

- Elle devrait se réveiller d'ici une demi-heure. Je dois vous donner ceci, ce sont les affaires qu'elle avait avec elle en arrivant. lui dit-elle en lui tendant un sac à main et une pochette en cuir.

- Merci, je vais les prendre !

Elle lui remit ces objets et partit en fermant la porte. Il s'asseyait dans un des fauteuils et regardait sa femme, elle avait la jambe surélevée et plâtrée, le bandage autour de ses côtes se voyait à travers la chemise d'hôpital. Une perfusion diffusait goutte à goutte à travers son bras un liquide transparent comme pour toute personne hospitalisée.

Elle était couverte de contusions, bosses et bleus, il avait presque la larme à l'oeil. Il s'attarda un moment sur la pochette en cuir, il l'avait prise mais elle n'appartenait pas à sa femme, il ne l'avait jamais vu de sa vie. Il l'inspecta de l'extérieur mais ne trouva aucune étiquette avec un nom.

Ce qu'il trouvait bizarre, c'était que sa femme partait toujours avec une pochette ou une sacoche au travail, mais ce n'était pas celle-ci. Il avait toujours des doutes sur une éventuelle idylle, il n'en pouvait plus et ouvrit la fermeture éclair, il fouilla parmi les papiers.

Tous ces papiers n'appartenaient pas à sa femme, et ceux qui étaient manuscrits ne portaient pas son écriture, mais il ne reconnaissait pas l'écriture, à qui pouvait donc appartenir cette serviette ? Il trouva des contrats, un nom y figurait, c'était celui de Sylvain Aloga.

Il rangea proprement ces papiers dans la sacoche, cela le faisait enrager de savoir de cette manière que sa femme le trompait, c'était surtout le mensonge qui l'irritait à ce point, la colère était contre sa femme et non contre Sylvain, car il considérait cela comme une trahison. Il aurait eu envie de la tuer si elle n'était pas dans un lit d'hôpital, mais il ne pouvait pas le faire dans un tel lieu. Il attendait donc qu'elle se réveille pour éclaircir la situation.

- Que faisait Sylvain avec toi ? lui demanda-t-elle à son réveil.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

Il se leva du fauteuil et s'approcha d'elle.

- Tu sais très bien de quoi je veux parler, tu étais soi disant chez ta mère et il t'arrive un accident avec ce type alors qu'il habite de l'autre côté de la région !

- Mais...

- Tu vois, aucune excuse ! Je crois bien que je vais devoir te tuer !

- Non, écoutes... j'ai eu un coup de folie...

- Que veut dire pour toi l'expression «jusqu'à ce que la mort vous sépare» ? Nous nous sommes engagés tous les deux à vivre quels que soient les événements qui nous arrivent, pourquoi m'as-tu trompé de cette manière ? Tu sais que l'engagement que nous avons pris est très important pour moi, je suis le plus croyant de tous les hommes avec qui tu as partagé ta vie, tu as bafoué mes croyances !

Elle réfléchissait en baissant les yeux, elle voulait à tout prix éviter de le regarder dans les yeux, ses yeux étaient tristes. Elle releva les yeux et lui parla.

- Je voudrais que tu m'excuses, nous allons tout recommencer à zéro !

- Tu te moques de moi ? Certes, je vais te pardonner, mais tu ne m'auras plus jamais de cette manière !

Il plongea la main à l'intérieur de sa veste et en sortit un pistolet muni d'un silencieux, il le pointa vers elle et tira deux coups, elle était sans vie. Il rangea son arme.

- Plus jamais !>>

 

Oh ! C'est vrai, vous ne saviez pas que cet homme était un tueur, maintenant vous savez ! Il en tirera une grande leçon, il faut se méfier de ceux que l'on croit connaître et en particulier des plus proches amis ou des intimes !

Par Novelliste
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 15:20
Bonjour bonjour. Voilà une histoire un peu plus "sportive" qui comporte une suite, laquelle sera publiée prochainement.

FAITES VOS JEUX !(par J. P. L. RENOU)

 

John était si heureux de pouvoir participer aux jeux olympiques, il s'était battu durant des années pour arriver à un tel niveau de performances. Depuis le jour où, à dix ans, il avait vu dans la petite maison de ses parents à Londres la retransmission des épreuves de vitesse, il ne rêvait que de pouvoir égaler de tels champions.

Ce n'était pas pour sa propre gloire mais pour l'exploit humain. Très tôt, ses qualités de coureur avaient été découvertes, et ses parents l'avaient encouragé dans cette voie qu'il voulait suivre car il était doué et aurait eu tort de ne pas en profiter.

Son rêve s'était réalisé, il n'était pas nerveux et pensait pouvoir remporter toutes les épreuves du cent mètres avant qu'elles ne commencent.

<<Au couloir n°3, le Londonien John Bingham nous fais l'honneur d'être là, à tout juste 22 ans ! clamait le commentateur sportif.

John eut un parcours incroyable, gagnant à chaque fois la course et pulvérisant le record du monde de quelques secondes. C'était le bonheur pour lui, tout le monde l'adulait et voulait l'interviewer.

- John, qu'est-ce que cela fait de remporter une telle victoire quand on est aussi jeune que vous ?

- Cela est merveilleux ! Depuis 12 ans je rêve de participer aux jeux olympiques, je n'aurais jamais pensé avoir une telle victoire ! Je dédis cette victoire à mon pays, l'Angleterre, à mon entraineur, et à toute ma famille !

- Qu'allez-vous faire maintenant ?

- Je vais déjà me rendre au contrôle anti-dopage ! Ensuite, je vais peut-être rester pour soutenir et voir les performances de mon équipe !

- Bel esprit que celui que vous avez là !

- Je vous remercie !

John se rendit au contrôle anti-dopage où les félicitations continuèrent de plus belle.

- Monsieur Bingham ! Félicitations pour votre exploit ! lui dit la personne chargée des prélèvements.

- Merci ! Vous avez vu l'épreuve d'ici ?

- Oui, nous avons un retour ici ! dit-elle en montrant un petit téléviseur où se déroulait une épreuve au même moment.

- Asseyez-vous ! Je vais vous prendre un peu de sang !

John s'assit tranquillement en face de cette personne, décontracté et nullement angoissé par cette petite piqûre. Le prélèvement se passa très bien, la personne lui donna un petit flacon et lui demanda un peu d'urine pour d'autres analyses.

- Je vous remercie ! Vous aurez vos résultats dans deux jours environ !

- Merci ! Au revoir !

- Au revoir !

John se rendit au podium pour recevoir sa médaille après avoir pris une douche. Il reçut les félicitations du président des jeux et sa médaille. Le public l'acclamait après l'hymne Anglais, conscient de la performance qu'il avait réalisé, il était fier de lui.

Quelques minutes plus tard, sa mère l'appela sur les lieux de la compétition.

- Allo, john ?

- Oui ?

- C'est maman !

- Bonjour maman ! Comment ça va à la maison ?

- Bien, nous avons regardé ta course, tu étais super !

- Oh il ne faut pas exagérer ,j'ai fait de mon mieux, c'est tout !

- Tu es quand même champion olympique ! Depuis le temps que tu voulais aller aux jeux, tu as bien réussi ! Tu prends toujours tes médicaments ?

- Oui, pourquoi ?

- Tu sais bien que je m'inquiète toujours pour toi, et tu risques de tomber malade si tu ne les prends pas !

- Ne t'en fais pas maman, je les prends toujours régulièrement ! Pourquoi es-tu si inquiète que ça ?

- Pour rien, c'est juste parce que tu es si loin de nous !

- Je vais bien et je continue à prendre mes cachets.

Ils discutèrent comme cela une bonne demi-heure, pendant laquelle ils décidèrent que ses parents viendraient le rejoindre sur les lieux des jeux. John était perturbé par cette conversation, sa mère semblait bizarrement inquiète au sujet des médicaments qu'il consommait et des jeux. Il se demandait pourquoi sa mère avait une telle inquiétude à son sujet.

Il se posait des questions sur un tel comportement de sa mère, pensant qu'elle lui cachait quelque chose. Cela n'était d'ailleurs pas dans son habitude, ils s'étaient toujours tout dit durant ses vingt-deux années d'existence. Il aurait peut-être la réponse à cette angoisse quand ils arriveraient.

Ils arrivèrent le lendemain en lui faisant la surprise, ce qui le surprit c'était qu'ils n'avaient pas de bagages avec eux, alors que les jeux n'allaient pas s'arrêter avant trois semaines.

- Papa, maman ! Comment ça va ? Le voyage s'est bien passé ?

- Très bien, un peu fatiguant mais sans problème ! lui répondit son père en l'embrassant.

- Vous n'avez pas de bagages ?

- Si, mais on nous a dit qu'il y avait un peu de retard à cause d'un blocage de la soute, nous irons les chercher tout à l'heure ! lui répondit sa mère.

- Venez, je vais vous présenter l'équipe Anglaise !

Tous les sportifs Anglais étaient ravis de rencontrer les parents du nouveau champion d'Angleterre, ses parents étaient un peu gênés devant toutes ces célébrités sportives de leur pays.

Quelques heures après, les parents de john voulaient lui parler.

- John, il faut que nous parlions en privé d'une chose très importante, mais uniquement en privé ! lui dit son père quand ils quittèrent les autres sportifs.

- Mais pourquoi êtes-vous si mystérieux tous les deux ?

- Chuuuut ! Allons plutôt dans ta chambre pour discuter ! dit-il en regardant de tous les côtés comme s'ils étaient recherchés.

Il les emmena dans sa chambre en leur posant des questions auxquelles ils ne voulaient pas répondre avant d'être à l'abri des oreilles indiscrètes.

Une fois dans sa chambre, son père lui demanda de fermer la porte à clef.

- Allez-vous enfin me dire pourquoi toute cette énigme ?

- Assis-toi, je vais tout te raconter, et te montrer !

John était de plus en plus perplexe, mais il obéissait.

- Voilà, en fait je ne suis pas humain et toi tu l'es en partie. Il y a trente ans, j'ai dû fuir ma planète en guerre où j'étais le souverain. J'ai atterrit en catastrophe dans la campagne Ecossaise où j'ai rencontré ta mère. De notre rencontre, il y a eu trois enfants, toi, ta soeur Helen et ton frère David. Nous nous sommes cachés durant quelques années, puis nous nous sommes installés à Londres. J'étais parti de ma planète avec un sérum qui me rendrait humain, ce qui fonctionna. Quand tu es né, nous étions encore en Ecosse comme tu le sais. Tu as des caractéristiques humaines et d'autres Bokstaniennes, c'est ce que je suis, un Bokstanien !

- Mais alors...mes pilules que l'on ne trouvent pas en pharmacie...

- C'est une formule atténuée du sérum que je prends ! Ton frère et ta soeur prennent exactement la même !

- Mais pourquoi nous avoir dit que nous avions une maladie génétique rare ?

- Pour vous protéger ! En prenant ce médicament, nos ennemis les Xyritongs ne pouvaient pas retrouver notre trace et ainsi sauver la régence de la planète !

- La régence ?

- Avant de t'en dire plus, je vais te montrer ma véritable apparence, ainsi que la tienne sur les photos que nous avons depuis très longtemps.

Ils lui montrèrent des anciennes photos, en noir et blanc.

- Te voilà à deux mois, tu te tenais déjà debout malgré ton jeune âge, c'est ce qui te donne la capacité de courir si vite, mais tu le pourrais encore plus rapidement si tu ne prenais pas ce médicament.

Il n'était pas vraiment différent, à part des muscles surpuissants visibles à l'oeil nu.

- Là, c'est ta soeur, qui déjà à trois mois pouvait agir sur les objets à distance, plus tard elle commença à lire dans les pensées des gens, mais le médicament enfoui cette capacité !

Sa soeur avait une tête plus grosse que la normale, et ce depuis la naissance, ce qui lui permettait de soulager les gens moralement.

- Et enfin, voici ton frère qui s'amusait déjà à regarder très loin à sept mois, mais lui n'avait pas un physique réellement différent.

Son frère était en haut d'une colline et regardait au loin avec attention, il était devenu pilote de chasse.

- Et me voilà, quelques jours après mon arrivée sur la Terre !

Son père avait un crâne différent du nôtre, les lobes cérébraux se voyaient à l'extérieur et leurs tailles n'étaient pas les mêmes que les nôtres. Ses mucles étaient gonflés comme ceux d'un body-builder.

A part cela, il n'était pas vraiment différent d'un humain, sauf sa taille qui était obligatoirement de deux mètres pour les adultes de sa race.

- Pourquoi êtes-vous venu me voir, vous vouliez me révéler ça et pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?

- Nous avons reçu des nouvelles de la part de mon peuple, la guerre sur la planète est terminée, et la suite te concerne au plus haut point...

- Pourquoi ?

- Parce que tu es le seul héritier mâle de la dynastie en âge de régner, et le peuple Bokstanien à besoin de toi !

- Et ces humains qui font la fête parce que j'ai battu un record, que vont-ils penser si je fuit ?

- C'est malheureusement ton destin de régner maintenant que la paix est revenue. Mais c'est aussi à toi de décider si tu veux régner, mais penses à mon peuple et à son devenir !>>

Par Novelliste
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 15:24
Je m'excuse je vais devoir revenir à quelque chose de sanguinaire, ou plutôt d'un peu cruel. Mais quand on aime on ne compte pas comme on dit... ;-)

IL FAUT BIEN QUE JEUNESSE SE PASSE !(par J. P. L. RENOU)

 

 

J’étais devant chez lui, à attendre qu’il sorte pour le tuer. Jamais je n’aurais cru qu’un jour quelqu’un me paierais pour faire cela. J’avais un avantage, nous nous connaissions, il me serait donc plus facile de l’aborder et de le baratiner ensuite. De plus, je vouais depuis longtemps une haine incalculable contre lui, je n’aurai donc sûrement aucun remord.

Le travail m’avait été mâché, mon « employeur » m’avait donné tous les renseignements dont j’avais besoin pour cette mission, l’adresse, les heures pendant lesquelles il était présent, bien que l’heure de sortie de ma « victime » n’était pas exacte ce jour.

Malgré tout, je n’aimais pas trop travailler dans ce genre de quartier, de ceux où les gens se parlent de leurs petits tracas toute la journée sur leurs trottoirs.

Mais ce jour-là, il pleuvait beaucoup depuis une bonne demi-heure, je pouvais donc agir sans être vu. J’avais été payé gracieusement , deux cent mille francs avant et la même somme ensuite, c’était bien au-dessus de mes « tarifs » habituels.

Ce qui plaisait, c’était que je ne posais pas de questions, je m’en foutais, surtout avec une somme pareille.

Je vérifiais une dernière fois que j’avais bien un silencieux sur mon pistolet et une cartouche pleine, je n’étais jamais à l’abri de manquer ma cible, quand tout à coup voilà mon client qui arrivait en voiture, voilà pourquoi il n’était pas encore sortit de chez lui. Je me baissais légèrement dans mon siège, bien que je doutais qu’il puisse me voir avec toute cette pluie sur le pare-brise et la pénombre environnante. J’attendis qu’il entre en espérant que personne ne viendrait me déranger, j’avais une mission qui m’attendait.

Le plan avait changé de ce fait, je me concentrais et réfléchissais à un autre baratin à lui faire gober. J’engageais mon flingue dans le holster sous ma veste et mettais un chargeur dans ma poche, cela ne se voyait pas avec la coupe de ma veste. Je sortis de la voiture, referma à clef et alla sonner à sa porte.

Il me reconnut tout de suite en ouvrant la porte et me serra vigoureusement la main.

<<Eric, comment vas-tu ?

- Je dois te parler d’une chose très importante, je peux entrer ?

- Bien sûr ! Ne restes pas sous la pluie ! dit-il en me prenant par les épaules.

- Enlèves-donc ta veste, tu sera mieux !

- Non, merci, je préfère la garder !

- Viens t’asseoir dans le salon !

Il m’emmena m’asseoir dans son canapé, il me proposa à boire mais je refusais en prétextant que je n’avais pas le temps pour ces choses de la vie.

- Tu as beaucoup changé depuis le temps du lycée...

- C’est justement un peu de cela que je suis venu te parler...

Je lui expliquais toute l’histoire, l’homme qui m’avait payé pour le tuer, la haine que j’avais toujours contre lui, et qu’à présent je pouvais le tuer tranquillement du fait que j’étais entré chez lui.

- Tu ne vas pas avoir une telle rancune contre moi ? Tu ne vas pas céder aux avances de cette personne qui t’a donné tant d’argent ? dit-il en se levant brusquement du fauteuil en face de moi.

Et là, je lui décochais une balle dans chaque genou, il s’écroula sur ses genoux meurtris, juste devant moi.

- Tu ne vas pas faire ça à un ami ?

- Un ami ? Dis-moi, est-ce qu’un ami se moque de toi devant tout le monde parce que tu es différent ? Est-ce qu’un ami t’humilie devant tout le monde en riant aux éclats ?

- Ce n’étaient que des bêtises d’adolescents, ne me tue pas je t’en prie !

- L’adolescence n’excuse pas tout ! Ces railleries ont gâchées une partie de ma vie, bien que cela m’a fait mûrir plus vite. Je n’ai aucune envie de te laisser vivre aujourd’hui, je voudrais te faire souffrir comme tu m’as fait souffrir !

- Je te paierai le double de ce que t’a proposé cet homme, le triple même !

- Ce n’est pas une question d’argent ! Et puis il est déjà trop tard, le travail a commencé et j’ai déjà la moitié de la somme dans ma poche.

Je le regardais avec plaisir, je voyais à la fois la terreur et la supplication dans son regard, j’aimais jouer avec lui comme il l’avait fait auparavant avec moi. Je regardais autour de moi, quand je vis une photographie de lui avec une certaine Mathilde, je la pris et revins près de lui.

- Au fait, comment va cette chère Mathilde, Grégoire ?

- Cela fait une semaine que je ne l’ai plus vu et ça ne répond pas chez elle !

- Quelle coïncidence, je l’ai justement buté il y a une semaine ! Quel joli travail ! Deux ennemis d’enfance tués en une semaine et ce n’est même pas moi qui paye ! Je n’aurai jamais cru avoir une telle veine !

- Je vais te tuer ! fit-il en voulant m’étrangler.

Je lui balançais un coup de poing qui le fit tomber sur le flanc. Je me penchais sur lui pour lui parler.

- Tu veux savoir comment je l’ai tué ?

Je me levais et lui parlais en me baladant dans le salon.

- Tu te souviens qu’elle était en perpétuel régime alors qu’elle n’avait pas un poil de graisse ? J’ai décidé de lui faire suivre un régime express ! Je l’ai pendu par les bras en ne lui donnant que de l’eau, la chère petite salope a maigri a vu d’oeil ! Le pire dans l’histoire c’est que je lui ai laissé se pisser dessus ! Que penses-tu de ce traitement spécial ?

Il me regardait, encore allongé sur le sol, l’air horrifié.

- J’ai eu ma petite vengeance, en étant payé en plus ! J’ai fini par lui défoncer le crâne à coups de marteau, ensuite j’ai passé un coup de fil anonyme aux flics qui se demandent encore qui a pu faire cela.

- T’as sûrement laissé des empreintes quelque part, ils te retrouveront !

Je revins près de lui et m’assis dans le fauteuil tout en le regardant dans les yeux.

- Qu’est-ce que tu vois sur mes mains ? Eh oui, j’ai aussi mis des gants quand je l’ai tué ! Tu crois que je tomberai dans un piège pareil ? Et si tu penses qu’elle m’a éclaboussé quand je lui ai explosé la tronche, tu as raison ! Mais seulement j’ai brûlé les vêtements que je portais ce jour là, j’ai les moyens de le faire ! Reste à savoir comment je vais TE tuer ! Tu as une idée ?

Il me cracha au visage, je lui tirais une balle dans la mâchoire, il porta ses mains à la mâchoire et gémissait. Je pris un mouchoir dans ma poche et me réssuya, je le remis ensuite où il était.

- Ce n’est pas comme ça que tu vas t’en sortir ! Bon, tu vas arrêter de faire la fifille et tu vas me dire où tu planques ton blé, enfin, tu vas me le montrer !

Il me montra un pot de fleurs dans le salon, je m’approchais de ce pot et le souleva.

- C’est là-dedans que tu caches ton pognon ?

Il me fit signe oui de la tête. Je me rapprochais de lui et lui brisa sur le crâne.

- Merci, tu es bien urbain !

Il y avait en effet de l’argent caché dans la terre, environ trois mille francs. Il fallait avoir de sérieux problèmes pour cacher ça dans un endroit pareil. Il était à moitié endormi, encore conscient.

- Désolé d’avoir salopé ta moquette, mais je ne voulais pas tâcher mon costume, alors tu comprends ! Fais attention, ton sang coule sur la moquette !

Il se tenait la tête d’une main et la mâchoire de l’autre.

- Allez, on se reverra en Enfer !>>

Et je le tuais d’une balle dans la tête. J’enlevais le chargeur à moitié plein et balançait mon arme à côté de sa tête, pour l’abandonner.

 

Chacun peut être amené à retrouver une vieille connaissance dans le cadre de son activité Professionnelle, même si cela n’est pas forcément réjouissant. Mais ne dit-on pas que chacun peut voir midi à sa porte ?

Par Novelliste
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 15:41
Voilà une autre histoire pour les amateurs de fantastiques et d'Enfer.

A VOS SOUHAITS(par J. P. L. RENOU)

 

 

Je suis un démon, j'ai été libéré par un humain qui pensait pouvoir bénéficier de mon pouvoir en me libérant.

C'était il y a quelques temps, j'étais enfermé depuis des années dans un médaillon. Ce médaillon appartenait à un vieil homme, qui m'avait lui-même enfermé à l'intérieur. Il mourut quelques années plus tard sans héritier, sauf un neveu qui récupéra tous ses biens. Le médaillon l'intéressait beaucoup à cause du pentacle gravé dessus, alors que les meubles de grand style ne l'intéressait pas.

Il voulait tout jeter mais n'en fit rien car il était sûr de bénéficier d'un pouvoir en utilisant le médaillon. Son oncle écrivait beaucoup, il chercha donc dans ses écrits s'il pouvait faire réagir le médaillon. Il trouva l'histoire du médaillon, mais son oncle n'avait pas écrit comment me libérer, seulement la manière dont il m'avait emprisonné.

Toutefois, il en savait plus, il savait que j'étais à l'intérieur et mon pouvoir l'attirait. Je peux vous raconter tout cela car mon enfermement ne m'empêchait pas de voir tout ce qu'il se passait à l'extérieur, au contraire, et ce jeune homme me portait alors sur lui tout le temps, enfin le médaillon. Ceci me permit par ailleurs de bouger un peu, je n'avais pas bougé d'une boite depuis très longtemps. Il allait dans de drôles de soirées, des soirées «satanistes» comme vous les appelez, une soirée complètement stupide. La musique tout d'abord, celle-ci était merdique, des pauvres cons qui tapaient sur des batteries comme des débiles, des couillons qui agitaient des cordes avec leurs doigts sans aucune harmonie, ils faisaient du bruit et pas de la musique. Et par dessus, les ravagés du bulbe s'agitaient en tout sens sur la voix cassée d'un mec défoncé gueulant dans un micro.

Ils s'adonnaient ensuite à un curieux rituel, ils buvaient du sang versé dans une coupe en argent, quelque chose de répugnant et qu'un démon ne ferait pas, à part un vampire ! Leur look était vraiment stupide, je ne sais pas qui a décrété de telles idioties concernant le Diable. En bref, les humains n'avaient absolument pas idée de ce que pouvait être l'Enfer, mais c'était le seul moyen pour me libérer ! Il discutait avec plusieurs personnes en se pavanant et montrant le médaillon, il disait à tout le monde qu'un démon était à l'intérieur, et bien sûr tous voulait en profiter.

<<Les gars, on va faire un marché ! Tous ceux qui m'aideront à libérer ce démon en profiteront avec moi ! Ce démon nous donnera une récompense si on le libère !

Tous étaient d'accord, mais s'ils croyaient que j'allais leur donner quelque chose, ils se trompaient lourdement. Ce crétin, dans sa précipitation, n'avait pas lu les indications de son oncle disant qu'il ne fallait me libérer sous aucun prétexte. En quelques jours, l'un d'eux avait trouvé un ouvrage sur les démons enfermés à l'intérieur des objets, ils firent tous une petite réunion à la maison de son oncle avec les documents.

- Tu as trouvé quelque chose ?

L'autre homme posa le livre sur la table autour de laquelle ils s'étaient attablés, et l'avança vers lui.

- Oui, j'ai trouvé ce bouquin chez un bouquiniste, je pense qu'il pourra nous aider.

Ce livre s'intitulait Comment contrôler les démons en les libérant d'une contrainte. Je connaissais cet ouvrage, il devait être âgé d'une centaine d'années, et je me demandais quel bouquiniste pouvait lui avoir vendu.

Il l'ouvrit lentement et le feuilleta page après page. Ses pages craquelaient comme du vieux papier sur lequel on aurait écrit avec de l'encre et une plume. Quelques minutes plus tard, il trouva un moyen de libérer un démon emprisonné dans l'or, comme le médaillon qu'il portait. Je voyais tout ce qu'il faisait car le médaillon était au-dessus de ses vêtements et au-dessus du livre. Le processus était simple, il devait tracer un pentacle à la craie, installer une bougie à chaque pointe, et formuler une incantation précise. Il suivait scrupuleusement les indications et prononça quelques paroles.

- Démon, sois libéré de ton emprise, sors de ce cloître qui a été le tien et permets-moi d'accéder à un niveau supérieur de la vie ! Je me fais la promesse de te traiter comme mon égal, en échange tu me feras profiter de ton pouvoir immortel, sois libéré maintenant !

J'éteignis les bougies au fur-et-à-mesure dans le sens des aiguilles d'une montre, la pièce était dans le noir. Je décidais de jouer le jeu, cela pouvait être amusant, surtout qu'il avait réussi à me libérer ! Je fis rayonner le médaillon et leva un peu de vent, si je pouvais sortir il fallait le faire en grandes pompes ! Je sortis en un rayon de lumière sous une apparence comme ils devaient l'aimer, je m'étais mis deux cornes sur la tête, des ongles longs et noirs comme des griffes, des jambes poilues comme un animal, se terminant par des sabots. En fait, je pouvais prendre n'importe quelle apparence humaine ou animale, mais je voulais voir leurs réactions face à cette physionomie. L'un d'eux ralluma la lumière et leurs réactions étaient celles attendues.

- Whaouh ! C'est bien comme cela que je t'imaginais !

Tous me regardaient avec des yeux écarquillés, ils n'avaient jamais vu de démon de leur vie. Je regardais celui qui m'avait libéré et lui parla.

- Que puis-je faire pour toi, maître ?

Il réfléchit un instant et dit :

- Combien de voeux peux-tu exaucer pour chacun de nous ?

- Autant qu'il te plaira !

Cette phrase changea leur surprise en vif intérêt. En temps normal, je les aurai tués, mais je voulais m'amuser un peu avec eux avant.

Ils discutaient entre eux, à l'écart de moi, sans savoir que je pouvais entendre tout ce qu'ils disaient une fois libéré.

- Qu'est-ce qu'on va lui demander ?

- Si on lui demandait du pognon ?

- Attends, on est pas sûr qu'il a vraiment des pouvoirs, il faut d'abord le tester !

- D'accord, mais comment ?

- Je crois que j'ai une idée, laissez-moi faire !

Ils cassèrent le cercle et l'un d'eux alluma la télévision. Il chercha une émission précise et tomba sur un débat, il s'approcha de moi.

- Dis-moi ce qu'il va se passer !

C'était trop facile pour moi, je fis mine de réfléchir et lui annonça :

- Un homme va se lever après avoir dit «bande d'enfoirés»!

Un instant plus tard, ma prédiction se révéla exacte et ils furent heureux de cette bonne réponse. J'espérais qu'ils seraient plus intelligents et me donneraient un défi plus difficile à relever.

- Bien ! Tu as réussi la première partie de l'épreuve . Je veux que tu fasses quelque chose de spectaculaire sur ce plateau de télé !

Je regardais l'écran de télévision fixement et lui annonça :

- La tête du présentateur va exploser, il y aura des morceaux de son crâne sur la caméra.

Et une seconde plus tard, ma prédiction se réalisa exactement comme je l'avais dit. Je les regardais tous, ils étaient époustouflés par mon pouvoir, effrayés aussi.

- Que veux donc chacun de vous ?

L'un d'eux s'approcha.

- Je voudrais que toutes les filles soient folles de moi !

- Soit ! Dès demain, toutes les femelles humaines seront folles de toi, mais uniquement à partir de demain, il me faut un peu de temps pour ce voeu !

Le deuxième s'avança vers moi.

- Je voudrais être l'homme le plus riche du monde et pouvoir rembourser mes dettes !

- Qu'il en soit ainsi ! Prends ce billet de loterie et encaisse les gains à la première heure, le reste de ton destin s'accomplira !

Mon tour d'apparition du billet les avaient un peu impressionné, il ne restait plus que le voeu de mon fameux libérateur. Je l'attendais avec impatience celui-là, je voyais d'ici le genre de voeu qu'il pouvait formuler. Je le regardais dans les yeux, lui aussi, et il me parla.

- Démon, je souhaite devenir totalement immortel !

- Que ton voeu soit exaucé ! A partir de l'aube, rien ne pourra te tuer, pas même une explosion nucléaire !

Ces trois rigolos étaient content d'eux, ils n'allaient pas être déçus du voyage ! Je sais ce que vous vous dites, que je ne vais pas céder à leurs voeux et les détruire dans d'horribles circonstances, mais vous vous trompez, voyons plutôt la suite ! Mon «libérateur» continua à me parler.

- Démon, tu resteras ici et ne bougera pas sans mon ordre !

- Bien maître, je ferais ce que tu souhaites !

Ils partirent tous les trois dans une de leurs fêtes sordides, autant qu'ils s'amusent pendant qu'il en était encore temps !

Le lendemain matin, tous les trois attendaient la réalisation de leurs voeux. Ils s'étaient séparés tard dans la soirée, pour savourer chacun leurs voeux individuellement. Le premier sortit de chez lui comme il le faisait tout les jours et marchait dans la rue tranquillement. Il rencontra des femmes qui s'arrêtaient sur son passage, puis elles se jetèrent sur lui, de plus en plus nombreuses, lui déchirant ses vêtements. Cela lui plaisait, jusqu'au moment où il leur vinrent de longues griffes, qu'elles utilisèrent pour lui arracher des morceaux de chairs.

Il n'y avait qu'une dizaine de femmes, qui repartirent chacune avec un morceau de chair.

J'apparus devant lui, il avait encore une étincelle de vie.

- Ton voeu est réalisé, j'ai l'impression que tu ne l'as pas bien formulé !

Je disparus et le laissais mourir sur le trottoir.

Le deuxième larron attendait l'ouverture de l'agence de la loterie pour encaisser ses gains, comme je lui avais indiqué. En un rien de temps, il avait encaissé ses gains et ressortait. A peine dehors, ses créditeurs dont il avait parlé lui tombèrent dessus.

- Et mon argent ? Quand vas-tu me rembourser ?

- Calme-toi ! J'ai justement ton argent dans ma poche !

Le créditeur le regardait curieusement.

- Tu me prends pour un naze ? Montre moi ça !

- Pas ici, dans la rue à côté !

Ils passèrent dans une petite rue et les créditeurs furent remboursés, il lui restait encore beaucoup d'argent.

- Fallait pas t'énerver, mon gars !

Le créditeur sortit une arme de sous sa veste et tira dans son ventre, très énervé.

- Je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler «mon gars», c'était une fois de trop !

Les créditeurs s'en allèrent, le laissant se vider de son sang, j'apparus devant lui.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu n'es pas content de ton voeu ? Pourtant tu es riche maintenant ! A jamais, andouille !

Mon libérateur avait peut-être le plus de suite dans les idées, mais c'était aussi le plus stupide. La meilleure chose qu'il avait trouvé à faire était un hold-up dans une banque.

Les balles de la police ne l'arrêtaient pas et cela lui permit de finir sans problème. Il réussit à semer ses poursuivants, et se réfugia chez son oncle où je l'attendais comme prévu. Il saignait en plusieurs endroits, au moins une trentaine de trous.

- Salut démon ! Où sont mes amis ?

- Ils profitent de leurs voeux, comme tu l'as fait !

Il vida son sac sur la grande table de la salle à manger et compta son butin. A la fin de ses comptes, il remarqua le dessèchement de ses mains et se regarda dans un miroir, tout son corps se desséchait.

- Démon, que m'arrive-t-il ?

- Tu as perdu tous tes fluides par les trous de ton corps, même ton eau !

- Ce n'était pas mon voeu !

- Tu as voulu être immortel, de quoi te plains-tu ? Tu es immortel !

- Annule ce voeu immédiatement !

Je m'approchais de lui, des flammes dans les yeux.

- Toi et tes amis avez vraiment cru que vous auriez des pouvoirs ! Vous n'êtes que des imbéciles ! Tu n'as même pas lu les indications de ton oncle avant de prendre ce médaillon ! Toi et tes amis êtes maintenant mes esclaves !>>

Le feu envahissait toute la maison, soutenu par mon rire démoniaque.

Par Novelliste
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